Se protéger des dangers du soleil : STOP aux idées reçues !

se proteger du soleil

Saison propice oblige, et parce que c’est une question qui revient dès que le soleil pointe le bout de son nez : Comment bien se protéger des dangers du soleil naturellement ?

Avoir un teint hâlé est devenu un réel critère de beauté, pour autant, jouer les sardines grillées n’est pas sans danger ! Et si tu crois que le simple fait de te tartiner d’écran total te rendra invincible face à l’astre solaire, sache que tu te plantes complètement.

Comment se protéger des dangers du soleil ?

Les dangers du soleil pour la peau

On commence à le savoir, à dose raisonnable, faire le plein de vitamine D stimule le corps et l’esprit ! Les expositions trop prolongées en revanche, peuvent causer des brûlures, accélérer le vieillissement cutanée, voire pire, peuvent être responsables du mélanome, autrement dit, du cancer de la peau.

Les rayons UVA et UVB, kézako ?

Les deux peuvent être responsables du cancer de la peau, c’est aux UVB qu’on doit nos fameux coups de soleil, rendant ainsi la couche superficielle de notre peau plus fragile. Les UVA quant à eux sont peut-être moins “impressionnants” mais cause des dommages dans le derme, en profondeur, là où se trouvent le collagène et l’élastine.

Préparer sa peau au soleil

Qu’on se le dise, s’exposer de manière brutale après des mois sans soleil n’est pas franchement un bon plan. J’en ai d’ailleurs fait les frais lors de mon passage éclair à Lisbonne en mai dernier. 

Le plus sage pour préparer sa peau au soleil est de s’exposer de manière très progressive, et ce, dès l’arrivée du printemps histoire que la peau se dote de sa couche de cellules cornées. N’as-tu jamais remarqué que ta peau devient plus épaisse en été ? C’est son moyen à elle de se protéger des dangers du soleil, autrement dit, elle s’auto-protège !

Consommer des caroténoïdes peut diminuer l’absorption de la lumière et augmenter la capacité de ta peau à refléter les rayons du soleil grâce à la modification de la pigmentation. Des études ont démontré que consommer 40gr de concentré de tomate et 10ml d’huile d’olive par jour, entraîne au bout de 10 semaines une autoprotection de la peau, équivalente à un indice 4.

A lire aussi :
Préparer sa peau au soleil avec le macérât de carotte

Se protéger des dangers du soleil naturellement avec les crèmes solaires, bon plan ou pas ?

“Mets de la crème solaire sinon tu auras un cancer de la peau !” Le genre de truc que j’entends depuis que je suis petite, et l'argument ultime à bons nombre de spots publicitaires qui nous font croire que se protéger des dangers du soleil équivaut à se tartiner. Et bien sache, l’amie, qu’on nous ment ! Une crème solaire ne t’évitera pas de te choper un mélanome ! #revelation

se proteger du soleil

Les filtres solaires

Ce type de crème peuvent être composées jusqu’à 30% de ‘filtres solaires’ censés prolonger le processus naturel d'auto-protection de la peau. Les filtres UV protègent des brûlures mais pas des autres dommages tels que le vieillissement de la peau, le mélanome, les cancers bénins de la peau.

Il en existe deux types :

  • les filtres solaires de synthèse

Ils sont composés de filtres UVA et UVB. Ne va pas croire qu’ils agissent comme une protection qui s’interpose entre le soleil et ta peau ! C’est dire si le terme “écran total” est une grosse blague… En effet, ils réagissent sur et avec ta peau. Les molécules absorbent les UVA et UVB, du coup,  effets secondaires possibles tels que la formation de nouvelles molécules avec risques d’allergie potentiel, de réaction phototoxique, j’en passe et des meilleures.
Il est donc préférables de les éviter.

  • Les filtres solaire physiques

Présent généralement dans les cosmétiques bio et/ou naturelles, ils sont basés sur l’utilisation de micro-pigments qui réfléchissent les rayons UV et les “rejettent”.  Une petite partie des rayons reste cependant absorbée par la peau (faut pas rêver). Dans bon nombre de cas, on retrouvera le dioxyde de titane (Titanium Dioxide) et l’oxyde de zinc (Zinx Oxide).

Le Centre Internationale de Recherche sur le Cancer a exposé que le dioxyde de titane serait possiblement cancérigène. Ils proposent donc l’oxyde de zinc en guise d’alternative qui plus tard, s’avérera potentiellement l’être aussi (nous v’là bien)

J’ai trouvé pas mal d’informations contradictoires en ce qui concerne l’oxyde de zinc et le dioxyde de titanium et n’étant pas chercheuse, et encore moins scientifique, je ne peux que te régurgiter ce que j’ai plus glaner à gauche et à droite. Tout ce que je peux te dire, c’est que ces composants sont bien notés sur le site de référence : www.laveritesurlescosmetiques.com.

se proteger des dangers du soleil_ingredients

Si toutefois tu as plus d’éléments, sources à l’appui, n’hésite pas à t’exprimer dans les commentaires.

Le cas des nanoparticules

Le dioxyde de titane et l'oxyde de zinc sont ces fameux composants naturels à la pénétration douteuse, difficiles à étaler sur la peau et qui laissent de jolies traces blanches. Se protéger des dangers du soleil oui, mais pas sans rester glam' !
Pour palier à ce "problème", les industries ont trouvé le truc : les utiliser sous forme de "nanoparticules", sans que cela soit inférieur à 100 nanomètre. 

Qui dit nanoparticules dit pénétration dans l’organisme, dans la circulation sanguine et tout le tintouin. Selon le rapport de l’Afssaps, la pénétration cutanée du dioxyde de titane et de l’oxyde de zinc sous forme nanoparticulaire ne poserait à priori pas de problème dès l’instant où la peau est saine et non lésée. Dans le cas contraire en revanche, réside quelques incertitudes…

Ceci étant, si on se réfère à la définition de l'UE, les matières premières de plus de 100nm, ne sont pas considérées comme des nanoparticules ! Aurais-je soulevé un problème qui n'en est finalement pas un ?

A quoi correspond l’indice solaire ?

Quand on souhaite se protéger des dangers du soleil, on a tendance à mettre la gomme sur l’indice. Plus je choisis un indice élevé, mieux je serai protégée, et donc, plus longtemps je pourrais m’exposer. Ben oui ben nan.

En théorie, on nous explique que l’indice solaire fait référence au pouvoir protecteur d’un produit contre les coups de soleil, autrement dit, les UVB. Il se réfère donc au degré de la brûlure mais ne protège pas toujours des UVA co-responsables des cancers !  Malgré le fait que la Commission Européenne recommande la proposition de protection contre les UVA, peu de produits porte ce logo normalisé :

se proteger des dangers du soleil

Pour en revenir à notre indice solaire. Il s'agit du rapport entre le temps que ta peau va mettre à attraper un coup de soleil, avec, et sans crème.
Par exemple, tu vas opter pour une crème d’indice 50 si tu es blanche comme un cachet d’aspirine, et que ta peau marque dans les 5 minutes après t’être exposée. En l’appliquant, ta peau mettra 250 minutes à marquer (5 minutes x 50 d’indice). Tu m’étonnes qu’avec ce genre d’explications les gens se disent “c’est bon, je peux griller pendant 4h tranquille, il ne m’arrivera rien”.

L’indice est calculé sur la base d’une épaisse couche qui sera appliquée, type un demi flacon par application. Qui fait ça franchement ? Pour obtenir une donnée à peu près correcte, Il faut en général réduire l’indice de moitié.

Ce qu'il faut savoir aussi, c’est qu’il y a finalement peu de différence entre un indice 20 et 60 !

se proteger des dangers du soleilSource : La vérité sur les cosmétiques naturelles - Rita STIENS

Au dessus d’un indice 20 l’efficacité n’augmente pas significativement (quand tu sais que plus l’indice est élevé plus le produit est cher en plus, on nous prend vraiment pour des billes moi j’te l’dis). En privilégiant des indices élevés, beaucoup ont tendance à moins faire attention et à prolonger l’exposition.

Bref, tout ça pour dire que quelque soit la protections solaire aussi naturelle soit-elle que tu utiliseras, tu ne seras jamais vraiment protégée à 100% contre les méfaits du soleil.

Les protection solaires pour l’environnement

Là encore, c’est pas bien la joie puisque les crèmes solaires à filtres synthétiques sont très nocives pour les milieux marins. C’est d’ailleurs l’une des causes de la mort des coraux !
Si tu es amenée à tremper une fesse dans la mer, évite de t’en tartiner juste avant d’aller te baigner et choisis plutôt des crèmes sans nanoparticules.

Bien se protéger des dangers du soleil: quelques recommandations

Malgré les informations peu encourageantes que j’ai trouvé sur les crèmes solaires, je conseillerais tout de même d’en utiliser, ne serait-ce que pour éviter les coups de soleil. Et ce, même si tu te trimbales en ville et que tu n'es pas forcément en vacances hein ! Beaucoup n'en mettent que lorsqu'ils ont les doigts de pieds en éventails à la plage, erreur ! Dixit la nana qui te colle une image de bord de mer en guise d'illustration. 

Choisis-la bio pour éviter les filtres chimiques en veillant bien à ce qu'elle ait également une protection contre les UVA et qu'apparaisse le logo normalisé. Une fois n'est pas coutume, je t'invite à jeter un oeil au site, La Vérité sur les Cosmétiques, qui nous oriente vers des produits solaires au poil des marques Melvita, Santé ou encore Lavera.

De mon côté, j'utilise la SPF30 de chez BioRegena, dont je te parlais dans "mes soins indispensables de l'été" (qui avait d'ailleurs suscité un micro débat au niveau de la compo dans les commentaires). Filtres minéraux, UVB, UVA (logo normalisé), tout est là ! 

je commande

Se protéger des dangers du soleil avec une crème solaire donc (n'hésite pas à réitérer les applications au cours de la journée), associée bien évidemment à quelques mesures de prudence !

  • On commence dès le printemps à préparer sa peau progressivement aux rayons du soleil.
  • Les touaregs l’ont pigé depuis longtemps, pour se protéger du soleil au max, il faut porter des vêtements amples et fins !
  • On s'équipe d'un chapeau voire d'une ombrelle. Sans oublier les lunettes de soleil avec de bons filtres, parce que ça aussi c'est important.
  • On ne s'expose pas de manière prolongée même avec un indice 8000.
  • Et on évite les plages horaires entre 12h et 17h, là où les rayons sont à leur apogée !

Sur ce, j’espère que ce billet t’auras été utile, si tu as des informations supplémentaires à nous partager sur le sujet, n’hésite pas, les commentaires sont ouverts !

Bel été !

Source :

 

 

 

 

 

 

Protections solaires : les anti-UV minéraux et les nanoparticules 

 

Commentaires

Catherine [LA Marmotte Chuchote]

Merci pour votre article.
J’aimerais apporter quelques précisions sur les nanoparticules. Une particule est défini comme une nanoparticule quand sa taille est inférieure à 100 nm. Pour une taille supérieure à 100 nm, on parle simplement de particule.
Depuis 2013, il est obligatoire d’indiquer dans la composition INCI des crèmes solaires, la nature nanoparticulaire du dioxyde de titane et de l’oxyde de zinc utilisé. Ainsi, dans la liste des ingrédients ils seront nommés Titanium dioxide [nano] et Zinc oxide [nano]. Ces oxydes nanométriques, utilisés comme filtres solaires, rentrent dans la composition des crèmes solaires conventionnelles (vendues en grandes surfaces et pharmacies) au même titre que les filtres organiques, suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. Si à l’heure actuelle les effets sur la santé des nanoparticules sont très mal connus, la pénétration cutanée de ces dernières reste possible.
Les crèmes solaires certifiées Ecocert® ne contiennent pas de nanoparticules de dioxyde de titane et d’oxyde de zinc ni de filtres solaires organiques. Il serait donc préférable de les utiliser en plus des précautions d’usage.

Mémé

Bonjour Catherine,

Un grand merci pour votre mail fort intéressant mais quelque peu déroutant je dois l’admettre. J’avoue être un peu perdue avec toutes ces informations qui de base, ne sont pas très faciles à comprendre (je n’ai jamais eu l’âme d’une scientifique!).

Comme je le mentionnais dans l’article, je trouve mille et une informations contradictoires en ce qui concerne le dioxyde de titane et l’oxyde de zinc. C’est vraiment compliqué de s’y retrouver. Je pensais avoir trouvé une étude sérieuse stipulant qu’ils ne sont pas dangereux dès l’instant où on ne les applique pas sur une peau lésée. Idem pour l’INCI de la crème BioRegena pourtant certifiée bio, il y a bien le terme « nano » entre crochets. Ce qui est d’ailleurs curieux car croyez-moi, cette crème n’est vraiment pas simple à étaler et laisse bel et bien des traces blanches !

Merci encore pour votre bienveillance.

A bientôt !

alexandra

Très bon article!
Quand je vois des personnes se faire griller, lol, l’été je ne peux m’empêcher de penser à ce que tu viens de dire! C’est triste quand même de voir que la santé passe après les critères de beauté…
Bref,moi je m’expose progressivement et aux heures adaptées. Je mange plus d’aliments riches en caroténoïdes, lycopène et lutéine… Et je me protège avec une crème solaire bio, j’ai une peau très blanche donc je doit redoubler de vigilance pour éviter les coups de soleil.

Nanou

La protection solaire c’est un vrai casse-tête je trouve.
même si on prends du bio c’est pas sur 🙁
Je me suis beaucoup questionnée, suite à un (viel) article de pin-up bio. Et j’ai lu depuis l’article de Planet Addict & de Monsieur et Madame bio qui sont tous complémentaires ^^.
J’aime beaucoup la sélection de Monsieur et Madame bio d’ailleurs même si certaines crèmes ne sont pas veganes (critère important pour moi).
En tout cas, je suis partie du principe que je ne pouvais pas me passer de crèmes solaires (rando, ballades en vélo, difficile de tout protéger avec des vêtements, je pense notamment aux mains).

Par contre la sélection du site « la vérité sur les cosmétiques » est ultra vieille (2010) j’imagine que certaines crèmes n’existent même plus et que les compos ont bougés, du moins le packaging.
Et je valide le commentaire de chacha sur ton précédant article : il y a des nanos dans ta crème :-/ et heuresement il en existe d’autres, bio aussi sans nano ^^ (tu seras un peu blanche mais bon, c’est pour 3 semaines ^^)

Mémé

Coucou Nanou !

Un casse-tête, c’est rien de le dire lol…
J’avoue que la sélection proposée est un peu vieille, certains produits ne sont plus sur le marché 🙁
Pour en revenir à ma fameuse crème, c’est à se taper la tête contre les mûrs également puisque :
1) Elle est certifiée bio et comme évoqué par Catherine plus haut, il est censé ne pas y avoir de nanoparticules
2) Elle reste très compliquée à étaler et laisse bel et bien des traces blanches…
Donc, j’avoue ne plus rien y comprendre…

Si tu as des références bio sans nano à nous proposer, nous sommes toute ouïe !!!

Bises

Christine Chostakoff ( La Cosméteuse)

Il y a 10 ans, en gros… le règlementation des produits de protection solaire à changé et oblige le produit à être protecteur à la fois contre les UVB et UVA même si ca n’est pas clair pour bon nombre de personnes: au minimum 3 fois plus en B qu’en À.
D’autres part les tests sont fait avec des grosses doses de produit car la technique ne peut faire autrement par contre la réglementation ( la même) impose d’écrire la dose à utiliser par application…. si les utilisateurs ne lisent pas les notices!!!! Que faire?
Enfin qd il y a des nano c’est inscrit ds la liste des ingrédients.
Plutôt que vouloir bronzer, rester blanc et à l’ombre c’est mieux…. mais il est plus facile d’attaquer les labos que de changer d’habitude…
Bel été 🙂 Aromatiquement !

Mémé

Bonjour Christine et merci pour ces précisions !
Pour reprendre ce que tu disais, je n’attaque pas les labos spécialement, je souhaitais juste faire un état des lieux via cet article parce que je pense que beaucoup de choses sont méconnues. Je suis du genre à privilégier l’ombre et fuir le soleil comme évoqué plus haut, mais disons que selon l’activité (promenade, vélo, randonnée etc), il n’est pas toujours évident de rester à l’abri, donc il faut bien trouvé des alternatives.
Je suis au passage honorée qu’une papesse de la cosméto comme toi vienne faire un tour par ici 🙂
A bientôt !

Christine Chostakoff (lacosmeteuse)

Merci pour ton retour Mais c’est vrai que le sujet du soleil est sensible car ds un cas ( qualité des produits) comme ds celui des uv il y va de la sécurité des personnes. Étant par nature transparente de peau ( phototype I) je suis toujouycurieusr et soucieuse de la communication à ce propos. Et ton article est éclairé. Par exemple alors que je ne fais pas ce type de produit moi-même ( ni les dentifrices) car je les trouve difficile j’aime bien voir ce qui s’écrit. Belle continuation car tes articles sont bien sourcés. Aromatiquement !

carine

Bonjour et merci pour cet article. A l’approche de l’été je me pose toujours les mêmes questions sans jamais avoir l’impression de comprendre mieux le sujet mais plus on sensibilisera avec ce type d’article (que j’ai beaucoup aimé); plus on sera vigilent, et c’est d’ja un grand pas! Merci!!!

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