Le questionnement d’une consommation responsable

Je me suis rendue compte il n'y a pas longtemps que le fait de tendre vers une consommation responsable n'a pas seulement eu des impacts sur mes habitudes concrètes du quotidien. C'est toute ma façon de penser qui a changé. J'ai acquis des automatismes qui me permettent de repenser constamment ma façon de consommer, et de faire des choix. Ça se matérialise par une série de questions en cascade bien rodées que je vais tenter de te décortiquer de la manière la plus claire possible. Alors accroche-toi Jeannot, et bienvenue dans mon cibouleau (et bon courage...) !

Mon questionnement pour tendre vers une consommation responsable

Au quotidien, je me demande souvent si telle ou telle de mes habitudes a un impact sur l'environnement. On ne va pas se leurrer, la réponse est souvent oui. Aujourd'hui, tu ne peux plus bouger un orteil sans qu'il y ait des répercussions.

Dans ces cas-là, deux possibilités :

  • Soit supprimer complètement l'habitude en question
  • Soit trouver des alternatives qui causeront le moins de dégâts possible pour l'environnement

Je m'interroge dans un premier temps sur le fait de savoir si je suis prête à tirer un trait définitif sur la-dite habitude sans pour autant que cela ait trop de conséquences sur mon petit confort. Opter pour un mode de consommation responsable ne doit rimer en aucun cas avec privations, c'est des coups à devenir frustrée de la carafe et à tout envoyer balader au premier coup de mou. 

Si la réponse est oui, grand bien me fasse ; j'avoue que je préfère opter de loin pour la suppression totale, histoire de ne pas consommer davantage. Par exemple, j'ai préféré supprimer totalement l'utilisation des disques de coton, sans pour autant investir dans des disques lavables qui auraient nécessité un investissement de départ et un entretien par la suite. Je me démaquille à l'huile végétale à l'aide de mes minimes, ce qui me convient parfaitement. Et pour ce qui est de l'application des lotions, j'en vaporise directement sur mon visage à l'aide de flacons spray. Ça revigore, et en plus il n'y a aucune perte de produit comparé à l'utilisation des disque où une bonne partie est absorbée.

En revanche si c'est non, c'est là qu'intervient le cogitage intensif pour trouver des alternatives. Et dans les alternatives, deux possibilités là encore :

  • Soit la réaliser moi-même avec les moyens du bord
  • Soit investir sur le long terme
  •  
  • Je préfère dans un premier temps m'intéresser au fait maison, au Do It Yourself, à l'upcycling, bref, à la récup. Et si vraiment le chantier n'est pas à ma portée, j'investi dans un nouvel objet qui durera sur le long terme.
    Quand il s'est agit de m'équiper pour faire mes courses en mode zéro déchet,  j'ai préféré réaliser moi-même mes sacs en tissus à l'aide de bonnes vieilles taies d'oreillers en fin de vie, histoire de leur trouver un nouvel usage plutôt que d'acheter des kits prêts à l'emploi qu'on trouve dans le commerce. C'est dans ces cas là où les blogs et les ouvrages sur le thème du zéro déchet, entre autres, sont très utiles. Ils regorgent d'astuces dites "à la noix" auxquelles on ne pense pas forcément au premier abord.
  • A l'inverse, quand il a fallu conditionner mes achats en vrac au début, je ne pouvais décemment pas confectionner des bocaux hermétiques moi-même (j'ai mes limites).  Ce qui s'est soldé à l'époque par un petit tour chez Ikéa...

Aujourd'hui, j'ai acquis le nouveau réflexe qui est de me demander systématiquement si je suis prête à passer par l'achat d'occasion et s'il existe des offres. Si c'était à refaire, l'option Le Bon Coin ou dépôt vente aurait été envisagée bien avant la solution Ikéa, c'est évident.

Si par "malheur" il n'existe pas d'alternatives ou que je ne suis pas prête à les utiliser, j'évite de me flageller parce que ça serait une suite sans fin. Voyager par exemple. Oh, on ne va jamais très loin, mais nous avons pris le pli depuis quelques années de nous octroyer au moins un petit week-end de 3-4 jours à l'étranger dans l'année. Maintenant que je peux enfin me le permettre, j'en profite. Et partir ne serait-ce que 3 jours dans l'année me fait un bien fou au moral et a le mérite de me rebooster. 3 jours au contact d'une nouvelle culture où tu ne comprends pas un traître mot de ce que les gens racontent et de nouveaux paysages suffisent à déconnecter et se recentrer. J'ai pas fait de calculs savants mais sans doute que tous mes "efforts" (qui n'en sont plus à l'heure actuelle) se voient littéralement annulés par un bilan carbone explosé. Le truc, c'est que je ne suis pas prête à y renoncer. Puis entre nous, j'adore prendre l'avion...

consommation responsable

Rien ne sert de culpabiliser !

Je pourrais te lister toutes ces choses qui sont à l'opposé d'une consommation responsable et vis à vis desquelles je ne suis pas prête de renoncer. Mon smartphone par exemple, dont la production et la destruction sont un désastre pour l'environnement. Je ne suis pas spécialement accro, mais ça reste un outil qui m'est utile. Et non seulement je ne suis pas prête à m'en séparer, mais le fait est que (attention je vais m'enfoncer encore plus) je ne suis pas prête non plus à passer par l'achat d'occasion si le mien venait à rendre l'âme. Mais je suis au clair avec ça, et les contenus culpabilisants sur le sujet n'ont désormais plus aucun impact sur moi.

Disons qu'il faut savoir mettre le curseur au bon endroit, et arrêter d'être en quête de la consommation responsable "parfaite" par rapport à ce que "réussissent" (soit-disant) à faire les autres. Je ne le dirai jamais assez, rien ne sert de courir, va à ton rythme.
Je ne suis pas entrain de dire qu'il faut se la couler douce, si on veut un tant soit peu réduire son impact environnement, il faut se sortir les doigts, c'est certain. Il faut essayer des trucs et voir si sur le long terme, c'est toujours aussi galère pour toi ou non.

J'ai renoncé au fait de tambouiller mes propres laits végétaux par exemple. Techniquement, je sais en faire, mais je n'arrive définitivement pas à intégrer cette activité dans mon organisation hebdomadaire. Alors plutôt que de me retrouver bredouille au moment de cuisiner une recette qui en contient, j'achète une brique toutes les deux semaines à peu près pour être certaine d'en avoir toujours à ma portée. 

Et parfois, c'est même  l'inverse qui se produit, certains changements facilitent la vie ! Le simple fait d'acheter en vrac par exemple, n'a eu aucune répercussion sur mon quotidien mise à part de faire mes courses dans un autre magasin (la belle affaire). Je pousserais même en disant que, quand tu consommes en vrac, t'as tout au même endroit : farine, huile, riz, pâte, sucre, légumineuse, céréales and co. Exit les courses interminables où tu arpentes les rayons en long, en large et en travers ! 

Si ça t'intéresse, j'ai écrit un petit ebook de quelques pages récapitulant 50 gestes écolo qui à mon sens ne sont pas si contraignants que ça à mettre en place, et qui peuvent déjà t'aider à t'orienter vers une consommation responsable. Tu peux le télécharger via le formulaire présent sur la colonne de droite du blog.

Et toi, quelles sont ces choses auxquelles tu n'es pas prête à renoncer ? Est-ce que tu culpabilises ?

La bise,
Marie

Eléments visuels : Freepik

Commentaires

Mam ounette

Bonjour mémé,
Encore un super article !
Alors moi j’adore la mode, et suis nulle en couture! Donc je craque régulièrement pour des vêtements !! (Oups !!) Ceux que je ne portes plus je les donne aux associations caritatives. (Pas les box que l’on trouve un peu partout dans les rues depuis que j’ai appris que certaines personnes se faisaient du fric en les revendant )
Il y a une chose dont j’aimerais me passer, c’est la voiture, mais quand on habite à la campagne et que l’on travaille en ville…..
Bonne journée Mémé et au prochain article

Mémé

Coucou Mam !

Alors comme ça on est une victime de la mode ? Rho ! Comme dit dans l’article, la privation n’est pas la solution non plus, puis je vois que tu veilles quand même à donner une seconde vie à tes vêtements, donc c’est déjà pas mal. Je ne me suis jamais trop intéressée aux fringues, donc j’avoue que je n’ai pas ce problème. Ça ne me dérange pas de m’habiller de la même manière d’un jour à l’autre hihi.
En ce qui concerne la voiture en revanche… A moins qu’il existe des bus, ou prendre ton vélo (si c’est pas très loin et qu’il fait beau) je crois que tu ne vas pas trop avoir le choix malheureusement.
En ce moment je fais face à un autre problème lol, mais j’en garde sous le coude pour vous en parler dans le mois qui vient ^^.
Bon Dimanche !

Sabine

Coucou Marie.
Tu résumes parfaitement ma manière de fonctionner dans cet article.
Au début je me mettais une pression de fou mais maintenant je relativise.
Ici c’était clairement les similis carnés/ produits VG qui me posaient un cas de conscience : emballage à tout va donc déchet… j’ai fais le choix de réduire ma consommation qui n’était pas vraiment raisonnable ( y’a trop de nouveaux trucs à goûter : la nana se cherche des excuses).
Et niveau technologie, après le décès prématuré de mon Mac, j’ai acheté un PC portable d’occasion : ça m’a coûté 250€ et le truc fonctionne nikel. Je pense faire la même chose si mon phone venait à lâcher… je dis oui aux économies et au fait de ne pas engraisser des multinationales qui n’ont rien d’éthique (c’est mon côté boycotteuse qui parle).
L’important c’est d’essayer de faire mieux! Et d’avoir conscience que dans le monde actuel, tu ne pourras jamais être 100% sans impact.
Il faut vivre avec son temps en pensant et en cherchant à améliorer les choses.
Belle soirée

Mémé

Pareil ici en ce qui concerne le tofu et les yaourts. Je dois acheter un bloc de tofu et un mega yaourt par semaine, + du tofu soyeux toutes les deux semaines à peu près. Le pire c’est que fut un temps, on avait une petite boutique à Strasbourg où la nana vendait son tofu et on pouvait ramener nos tupp. Mais ça a fermé 🙁
Pour les simili carne, j’ai ma petite recette de seitan maison que je ressors à toutes les sauces, et sans mauvais jeux de mots, il fait un effet boeuf !

Je vois que tu es plus avancé que moi concernant l’électronique lol. L’ordi et le mobile, j’achète neuf, en revanche, l’életroménager, c’est d’occasion. Et je suis toujours tombée sur des trucs qui tenaient la route. Tiens d’ailleurs ça me fait penser qu’il faut que je me mette en recherche d’un mixeur plongeur ^^.

En tout cas, tu as très bien résumé ma pensée aussi, « vivre avec son temps » tout en trouvant des alternatives. Je crois que dans la tête de beaucoup, consommer responsable implique une certaine forme de régression et le renoncement à un confort malheureusement. On va leur prouver que non !

Belle journée,

Virginie

Hello Marie!
Je me retrouve dans ton article……….
Côté alimentaire j’achète en vrac mes céréales et mes oléagineux. Je cuisine des produits locaux via une Amap. Du coup pas d’emballages.
Côté cosméto, je minimise au max mes produits. Une huile végétale pour nettoyer. Je rajoute du sucre ou du marc de café quand je veux me faire un gommage visage; idem pour le corps mais dans un gel douche (CATTIER j’aime bien….) Niveau masque c’est argile verte et 1 goutte d’huile essentielle de citron pour ma petite peau mixte !!!! J’ai abandonné les cotons tiges pour les oriculi (c’est le top du top!!!).
Comme je suis une grande frileuse j’ai opté pour crocheter moi-même mes écharpes, snood, mitaines et bonnet, ben oui il me faut bien tout ça:))). Je vais passer en mode déco crochet avec plaid, coussins….. c’est plus économique et ça évite les achats d’impulsion pas prévus!!! Voilou mes petits modes de consommation:)))

Mémé

Alors là Virginie, tu m’intéresses avec tes histoires de housses de coussins au crochet. Je ne maitrise absolument pas les DIY autour du textile, et au niveau où j’en suis dans ma démarche, ça commence à me manquer. Il faut d’ailleurs que je prépare un billet sur le sujet, mais pour la faire courte, je suis en pleine déco de mon appart, avec des idées bien précises au niveau des couleurs et comment dire…. Je galère. Pas d’offre au niveau des occasions, et pas trop envie d’acheter du made in China si tu vois ce que je veux dire… Le problème, c’est que je ne sais pas coudre et encore moins crocheter. J’ai toujours eu envie de m’y mettre puis finalement, ça ne se fait jamais. Mais si je pouvais… Je le ferais. Mon prochain goal est de me mettre au macramé, donc chaque chose en sont temps. J’attends d’ailleurs ma commande de cordons qui devrait arriver cette semaine (obligé de passer par l’achat en ligne car impossible d’en trouver sur Strasbourg grrrr, c’est pas faute d’habiter dans une grande ville…).
Bref, tout ça pour dire que si tu as des tuto faciles au crochet pour les housses de coussins, je suis méga preneuse !!!!

Hélène

Bonjour. Merci pour ce chouette article! Je ne suis pas encore à ton niveau de consommation éco responsable mais je ne m’autoflagelle pas ^^ (Je me dis que le zéro déchet et la consommation responsable se font par petits pas pour changer mes habitudes) Pour le smartphone, j’ai trouvé un compromis entre occasion et neuf en achetant sur backmarket (reconditionné) 🙂

simon

Pas de pression,zéro culpabilité!c’est en fait la clé de la réussite à long terme!J’essaye d’intégrer des pratiques,des gestes,des habitudes…qui me semblent en adéquation avec un mode de vie plus responsable et mes aspirations personnelles et çà me convient tout à fait puisqu’il n’y a aucune présence de contraintes ni d’obligations!-))

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