Plantes dépolluantes : ma sélection facile d’entretien !

Le mois dernier, j'ai pris mon courage à deux mains et je me suis octroyée un petit plaisir, celui de m'offrir des plantes dépolluantes. C'est de notoriété publique, je suis une catastrophe dès qu'il s'agit de garder une plante en vie. Un comble pour une nana écolo soit disant proche de la nature. Ça peut paraître drôle comme ça, mais en réalité, c'est super frustrant. Frustrant car tu oscilles sans cesse entre le désir d'apporter un peu de verdure à ton intérieur, et le renoncement de peur de faire quelques victimes supplémentaires. 

Puis un jour qui n'était pas fait comme un autre, ça m'a pris comme une envie de faire pipi. Après tout, si j'avais réussi à faire pousser un noyau d'avocat, pourquoi n'arriverais-je pas à entretenir une plante déjà née ? Et dans la mesure où je n'achète que ce qui m'est vraiment utile, autant opter pour des plantes dépolluantes, histoire de vivre dans un environnement à peu près sain. 

Les polluants intérieurs

On croirait pas comme ça mais il semblerait que l'air de nos intérieurs est bien plus polluée qu'à l'extérieur (8 fois plus selon certaines sources, 3 à 5 fois plus selon d'autres, va savoir...). Et quand tu sais qu'entre notre home sweet home, le travail, les transports et les lieux publics, nous passons en moyenne 80% de notre temps en espaces clos, il y a de quoi se poser des questions. 
En cause, des polluants divers et variés, toxiques et allergènes, qui peuvent avoir de sérieuses répercussions sur notre santé. 

Les polluants chimiques

  • le monoxyde de carbone, un gaz incolore et indolore qui (s'en vouloir te faire flipper) peut s'avérer mortel à forte concentration. Il s'agit de la combustion incomplète de composés carbonés qui peut s'accentuer par des appareils de chauffage mal entretenus ou une mauvaise ventilation.
  • les COV (Composés organiques volatils) émanant des peintures, des colles, des revêtements, présents dans les matériaux de construction et d'ameublement mais pas que. Les produits d'entretiens conventionnels et la fumée de tabac font aussi partie de la fête. Il en existe des centaines qui ont la capacité de s'évaporer à température ambiante et ce, sur le long terme ! Formaldéhyde, solvants organiques, éthers de glycol, hydrocarbures dont benzène, xylène et toluène.
  • L'oxyde d'azote provenant de combustion diverses, comme les gazinières et le chauffage au bois
  • Le dioxyde de souffre, venant de la combustion de charbon et de fioul
  • Les pesticides, que nous utilisons pour traiter le bois, nos plantes et parfois même nos animaux !

Les polluants biologiques 

Alors non, ils ne sont certainement pas estampillés d'un label bio, mais émanent bel et bien des êtres vivants ! 

  • Les agents infectieux véhiculés par nos soins en cas de maladie contagieuses. Bactéries, virus, toxines, autant de joyeusetés qui ont la fâcheuse tendance à proliférer via certains équipement comme les ventilations et climatisations. Les moisissures en font également partie.
  • Les allergènes, émis par nos amis les bêtes, les plantes mais surtout par les moisissures, les blattes et les acariens, aimant tout particulièrement l'humidité et la chaleur pour s'y développer à leur guise.

Les particules 

On en retrouve dans la poussière et certaines restent en suspension dans l'air que nous respirons. Certaines plus communément appelées "fibres" provenant de certains matériaux et peuvent être d'origine végétale (cellulose, chanvre, sisal, jute) ou minéral (amiante, laines de verre et de roche).

Source : ADEME - les polluants intérieurs

 

Ma sélection de plantes dépolluantes 

Autant te dire qu'après avoir pris connaissance de toutes ces festivités, je ne suis pas restée en reste. Des actions pour limiter la pollution de l'air intérieur, il y en a quelques unes, mais pour l'heure, permets-moi de te parler uniquement de la solution "plantes dépolluantes".

J'ai donc foncé en jardinerie un samedi matin aux alentours de mi-avril. Il faisait super beau et ça sentait le Printemps dehors (mais j'imagine que tu t'en tapes). J'avais au préalable fait quelques recherches sur Internet pour avoir une idée des plantes dépolluantes sur lesquelles je pouvais jeter mon dévolu. N'ayant aucune confiance en moi, j'avais même fait des copies écran sur mon téléphone, histoire de me souvenir du nom des plantes et de la tronche qu'elles avaient.

Une fois sur place, j'ai arpenté le magasin en long, en large et en travers. J'étais complètement paumée. Après 10 minutes à tourner en rond, une gentille conseillère les mains pleine de terre m'a demandé si j'avais besoin de quelque chose. J'ai dégainé mon téléphone pour lui énumérer la-dite liste, lui précisant mes difficultés à maintenir une plante en vie. Bonne nouvelle, les plantes dépolluantes que j'avais sélectionnées s'avéraient faciles d'entretien et visiblement, l'orientation de mon appartement s'y prêtait bien.

le Ficus Ginseng (Ficus microcarpa)

Autant dire qu'avec son tronc-racine très décoratif et ses mignonnes petites feuilles, c'est celui qui m'a tapé dans l'oeil direct. Un coup de foudre en somme.
Facile à entretenir, ce petit bonsaï apprécie les températures situées entre 15 et 25°, de la lumière mais sans soleil direct, et a besoin d'être rempoté au printemps tous les deux ans. Coté arrosage, point trop n'en faut, uniquement lorsque la terre est sèche en surface. Il convient de lui nettoyer les feuilles à l'aide d'un chiffon humide et de les brumiser régulièrement. Chose qu'au passage, je n'ai jamais encore fait, en témoigne la photo poussiéreuse ci-dessous. Il n'aime cependant ni les courants d'air et encore moins l'eau stagnante.

plantes depolluantes

Il dépollue l’ammoniac des détergents, le formaldéhyde des meubles en aggloméré, les peintures et les colles. Ce qui tombe extrêmement bien étant donné que je l'ai installé dans mon bureau, pièce dans laquelle j'ai refait quelques peintures (bien toxiques sans doute) très récemment. 

La Plante araignée (Chlorophytum comosum)

Faut dire qu'avec ma nouvelle passion pour le macramé, j'avais une petite idée derrière la tête : celle de concevoir une suspension. Et je trouve que combiner ça à une plante dont les feuilles retombent en masse est particulièrement joli.

Tout comme le Ficus Ginseng, le Chlorophytum apprécie l'humidité et préfère la lumière vive mais sans pour autant se faire griller par les rayons du soleil. Encore une fois, ça tombe bien, le seul endroit où je peux pour le moment suspendre une plante est la tringle à rideaux du salon dont le soleil ne donne que très légèrement le matin pour se faire la malle le reste de la journée. Du coup, Madame est installée pile poil devant une porte fenêtre, et elle s'y plait ! 

plantes depolluantes

Elle élimine le formaldéhyde, le monoxyde de carbone, le toluène, le benzène et le xylène.

La fougère d'intérieur (Nephrolepis)

Je n'avais pas spécialement sélectionné cette plante, mais elle m'a été fortement conseillé par la gentille dame de la jardinerie. Faut dire qu'avec son étiquette "Air so pur", il y avait peu de chance de se louper. Visiblement c'est LA plante dépolluante par excellence. Elle ferait la peau au formaldéhyde de façon significative et au xylène.

A l'heure qu'il est, elle est placée dans mon bureau non loin du Ficus, là où le soleil ne donne que légèrement le matin. Cependant, en faisant mes recherches pour rédiger ce billet, je me suis aperçue qu'elle appréciait visiblement le plein soleil, l'humidité et qu'elle détestait les courants d'air. L'arrosage doit se faire plus régulièrement, soit deux fois par semaine en été, et une fois par semaine en hiver.

plantes depolluantes
Du coup, je me sens un peu lésée. La dame m'avait pourtant certifié qu'elle avait les même besoins que les deux autres. Il n'y a que la foie qui sauve... Je pense la déplacer dans la chambre, là où le soleil donne tout l'aprem. Ce qui n'est pas complètement déconnant... Une plante dépolluante par pièce, après tout, c'est mieux. Je redoute juste les courants d'air dus aux aérations quotidiennes....

Pour te donner un ordre d'idée, l'acquisition de ces trois petites merveilles ne m'a pas coûté plus de 30 euros, ce qui je trouve est plutôt accessible.

Dans ma ligne de mire, il y avait aussi le Thillandsia Cyanea, mais j'ai fait chou blanc, il n'y en avait pas. J'en ai possédé une il y a quelques années, à l'époque où je vivais dans mon 30 m² donnant plein sud. Le truc, c'est que ces plantes fleuries (tellement, tellement jolies) n'apprécient pas le soleil direct, autant dire que je ne l'ai pas gardé longtemps...

J'avais aussi l'envie d'opter pour un bon vieil Aloe Vera, mais connaissant mes talents en jardinage, je me suis abstenue dans l'optique de voir si j'allais déjà savoir m'en sortir avec ces trois là (puis honnêtement, je n'avais pas assez de bras).

Affaire à suivre donc...

S'il te venait l'envie de lancer quelques paris sur la longévité de mes plantes dépolluantes, n'hésite pas, je ne me vexerai pas.

Et toi, pour quelles plantes dépolluantes as-tu opté ?

A lire aussi : Mon Petit Coin Vert - la box jardinage 100% écolo

plantes depolluantes

Commentaires

Minimoo

Coucou 🙂

Super intéressant tout ça. Ça me donne envie d’en avoir chez moi, elles sont mignonnes en plus. J’avais vu un reportage d’Arte qui expliquait quelles plantes étaient les plus efficaces (certaines sont déconseillées pour l’air intérieur) mais j’ai oublié depuis le temps.

J’ai entendu parler des filtrateurs d’air mais certains (beaucoup) d’entre eux produisent d’avantage de pollution, ils sont intéressant pour piéger les pollens, odeurs, acariens, microparticules (malheureusement pas les nano) et d’autres; sont innofencifs et intéressants ceux qui intègrent un double filtre à charbon et à particules (d’une certaine taille).

Pour tes peintures il en existe des bio ou allégées en toxiques je crois?

Sinon pour le radon et autre il vaut mieux aérer régulièrement aux heures où il y a le moins de circulation comme le soir (et encore plus pour les habitants proches des régions montagneuses).

Sinon j’ai appris dans un reportage (oui encore d’Arte) que des bactéries ou micro-organismes dans l’air dépolluent naturellement l’air pendant la nuit, mais que la pollution lumineuse des villes le soir empêche ce phénomène qui a besoin d’obscurité.

Merci beaucoup pour ton article et à bientôt.

Minimoo

Mais bon, je n’arrive même pas à garder en vie de la menthe :/

Maryline

Sans le savoir, j ai un ficus ginseng ( en tout cas il ressemble beaucoup à la photo). Par contre je n ai pas de plante dans ma chambre, j ai toujours cru que ce n était pas très bon. En même temps avec tout ce qu on respire…!

Mémé

Coucou Maryline,

Je ne suis jamais tombée sur cette info qui dit qu’avoir des plantes dans une chambre n’est pas bon. Quelles seraient les conséquence au juste stp ? Non parce que, j’en ai quelques unes quand même lol…

yolaine

hello
pour l’aloé vera, rien de plus facile, chez moi je ne sais plus quoi en faire, ils débordent des pots magnifiquement, font des petits et je ne m’en occupe pas souvent! Pas trop d’arrosage surtout, c’est des plantes vraiment sympa, sobres, faciles et bien sûr, on a son gel frais sous la main…j’aurais bien laissé une photo mais on peut pas; le seul truc c’est qu’il paraît que ça fleurit, et j’ai jamais vu de fleurs

Litote_MM

Bonjour,

J’ai découvert ton blog y a pas longtemps et j’aime beaucoup ! 🙂

Sinon, je ne sais pas si tu connais aussi mais il y a la langue de belle-mère ou Sanseviera qui absorbe le xylène ou le formaldéhyde (oups je ne me rappelle plus lequel exactement !) et cette plante est SUPER EASY d’entretien ! Genre tu peux oublier de l’arroser sans problème, elle ne bouge pas ! Même mieux, elle fait de nouvelles feuilles !

Et pour absorber les ondes électromagnétiques, la solution c’est les cactus a priori ! 😉

Voilà voilà… Bonne journée !

Mémé

Coucou !

Oui je connais la langue de belle-mère et pour tout dire, je l’ai aussi dans mon viseur celle-ci ^^.
J’ai également des cactus, mais je ne savais absolument pas que ça avait un impact sur les ondes électromagnétiques, sujet à creuser tiens !

En tout cas, merci d’avoir pris le temps d’écrire un petit mot, et ravie de t’accueillir par ici !

A bientôt

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