Ma transition capillaire vers le naturel

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Te raconter comment s'est déroulée ma transition capillaire vers le naturel est un article que je te dois depuis des lustres. 2 ans à vrai dire. En témoigne cette publication sur Instagram datant du 20 Juillet 2016 en dessous de laquelle les réactions ont montré un vive intérêt.

Je ne savais pas comment tourner ça, ni par où commencer, tant il y avait à dire, jusqu'au jour où je me suis lancée le défi d'écrire un livre numérique sur tout mon savoir au sujet de l'entretien des cheveux.  Et quand il s'est agit d'élaborer le sommaire, parler de ma propre transition capillaire vers le naturel pour introduire mes propos s'est révélé incontournable. Un bon moyen de me pousser au train !

Du coup, à l'occasion de la sortie du livre en question, je te partage un extrait, celui où je te raconte mon expérience.

 

Ma transition capillaire vers le naturel

Même si ma routine beauté est aujourd’hui composée uniquement de produits naturels et la plupart du temps « bruts » et que je n’inflige aucun traitement particulier à base d’appareils chauffants ou de décoloration à mes cheveux, cela n’a pas toujours été le cas !  Je reviens de loin.

J’avais beaucoup de croyances il y a quelques années. Je pensais que la fatalité m’avait faite naître avec des cheveux qu’il était impossible de coiffer sans fer à lisser, qu’un shampoing devait obligatoirement se solder par un après-shampoing sans quoi ils restaient secs et rêches.

Ma quête du cheveu lisse

Aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais aimé mes cheveux. Pire, je les détestais. Je faisais partie de ces ado qui enviaient les cheveux lisses et bien disciplinés de leurs copines. J’ai toujours eu une masse capillaire assez imposante. Beaucoup de cheveux, épais et bouclés, dont je ne savais pas quoi faire. Ils moussaient, frisotaient, et il était impensable de les laisser détachés tant c’était inesthétique et encombrant. Au collège, j’optais donc pour le bon vieux chignon plaqué qui ne devait rien laisser dépasser.

Plus tard au Lycée, j’ai découvert les joies du fer à lisser. A partir de ce moment là, mes cheveux ont eu une seconde vie (que je croyais à l’époque !). Je pouvais enfin les avoir lisses, bien coiffés et surtout, je pouvais les détacher sans problème ! Je me souviens encore de la première fois où j’ai senti le vent s’engouffrer dans mes cheveux. Ils virevoltaient pour revenir sagement à leur place. J’ai adoré cette nouvelle sensation. Ils étaient longs et bien raides, ce qui à l’époque avait eu un certain impact sur ma prise de confiance en moi.

Les sessions de lissages étaient interminables tant j’avais de la masse, mais c’était le prix à payer. Je faisais ça le soir, devant la télé, ça durait le temps d’un film. Et le lendemain matin quand je me préparais, je redonnais systématiquement un petit coup car je ne supportais pas le moindre pli laissé durant la nuit.

Parallèlement à ça, j’optais pour une batterie de shampoings, d’après-shampoing, de masques et de sérums, qui avaient tous les même promesses : « cheveux lisses, anti-frisotis ». Dès qu’un flacon se vidait, je ne rachetais jamais le même, toujours en quête du Graal. Je crois que naïvement, j’attendais celui qui allait me dispenser de tout lissage, en vain...  Je me rendais bien compte qu’avec ce type de produit, mes cheveux graissaient plus vite et que j’étais obligé de les nettoyer plus souvent qu’avant. Mais vu qu’ils faisaient partie de l’une de mes plus grandes obsessions à l’époque et que j’adorais m’en occuper, peu m’importait d’être passée d’un shampoing par semaine à deux (ce qui reste raisonnable finalement). Ils étaient abîmés certes, en témoignaient les cheveux complètement cramés, dévitalisés et devenus blancs sur le haut de mon crâne. Qu’à cela ne tienne, j’arrachais les indésirables et une fois lissés, ils semblaient de nouveau beaux, doux et brillants. Une illusion…

Je ne vais pas te mentir, si ado mon souhait le plus cher était de les avoir lisses, c’était aussi parce que tout le monde les avait lisses. Je ne voulais pas sortir du lot, je ne voulais pas qu’on me remarque, ce que je voulais, c’était me fondre dans la masse et ne surtout pas donner l’opportunité aux bouclophobes de me taxer de  « mouton ». Ce qui me fait sourire aujourd’hui car finalement, j’étais bel et bien un mouton, puisque je suivais le mouvement.


La prise de conscience

Mes préoccupations capillaires d’ado ont cessé un peu avant de rentrer dans la vie active. J’avais moins de temps à leur consacrer, si bien qu’il m’arrivait de ne plus les lisser pendant des semaines entières. Rien n’avait changé, exemptés d’appareil chauffant, ils étaient invariablement indomptables et je les détestais toujours autant. Je dirais même que leur état avait empiré. Ils étaient devenus difformes. Ils bouclaient toujours à certains endroits, étaient ondulés à d’autres et complètement raides sur le devant. Retour au chignon plaqué. C’est à cette période que je me suis rendue compte à quel point j’étais dépendante de mon fer à lisser. Définitivement condamnée à l’utiliser à perpétuité si je voulais ressembler à quelque chose. Je n’avais pas le choix. Tout du moins, c’est ce que je pensais à l’époque…

Mes cheveux ont subi plus de 10 années de lissage effrénés jusqu’à ce que je décide d’arrêter pour de bon. Jusqu’à ce que je comprenne que depuis le début, le problème ne venait pas d’eux, mais de moi. De la manière que j’avais de m’en occuper


Ma transition vers le naturel

Quand j’ai mis un pied vers des soins plus naturels, mon objectif n’était pas de me débarrasser de mon fer à lisser. D’ailleurs à l’époque, j’ignorais tout des bienfaits que pouvait avoir ce type de routine. Ce qui me séduisait dans l’histoire, c’était de « fabriquer » mes propres produits et de faire des économies.

J’ai donc commencé à effectuer des bains d’huile de manière plus régulière, puis je me suis intéressée aux shampoings à base de poudres de plantes. Ce qui ne m’empêchait pas de terminer ma batterie de soins par un après-shampoing conventionnel bourré de composants nocifs au début !

Au fil de mes expériences et nombreux tests, j’ai fini par me constituer une routine qui faisait un bien fou à mes cheveux, ce qui se ressentait au niveau du toucher. Malheureusement, ils croulaient encore sous le poids de la déformation engendrée par les lissages à répétition, du vrai n’importe  quoi !

J’avais deux choix. Soit continuer de les lisser, donc de les abîmer et me rendre par la même  occasion définitivement esclave de cette routine, soit m’en libérer en les acceptant tels qu’ils étaient en effectuant une transition vers le naturel pour de bon. A 25 ans passés, j’ai décidé qu’il était temps de les accepter. 

Tout ne s’est pas fait du jour au lendemain. Il fallait que je me défasse du standard qui était de les vouloir raides, et de les apprivoiser tels qu’ils étaient réellement. 

Je ne te cache pas que la suite n’a pas été de tout repos. Une routine naturelle dépourvue de silicones « cache-misères » associée à l’arrêt des lissages, autant te dire que pendant près d’un an, mes cheveux ne ressemblaient pas à grand chose. Un an de chignon plaqué. Un an à en prendre soin sans que je n’y vois de résultats probants. La solution pour moi à été de les couper, au fur et à mesure, petit à petit, jusqu’à ce que je n’ai plus que des « cheveux complètement sains » plantés sur le crâne. 

Mes boucles ne sont jamais franchement réapparues, mais je mets ça sur le compte de la texture du cheveu qui change au fil du temps.

Petit à petit, j’ai commencé à les laisser détachés, sans lissage, sans artifice. D’abord à la maison, puis pour aller travailler. Au début, je n’étais pas spécialement à l’aise. J’avais psychologiquement l’impression d’être négligée car pas coiffée. J’avais constamment peur que le moindre coup de vent me fasse ressembler à une furie, j’étais sur le qui-vive.

C’est à ce moment que j’ai commencé à réellement apprendre à les connaître, à appréhender leur mouvement, à l’apprécier, pour finir par ne plus y faire attention du tout. C’est aussi à cette période que j’ai compris qu’avec le type de cheveu que j’avais, mieux valait ne pas les brosser trop régulièrement au risque de casser leur forme naturelle et qu’ils ne forment des paquets.

Résultat des courses

Qui l’eu cru. Laisser mes cheveux au naturel et détachés était quelque chose que je pensais réellement inenvisageable avec la nature que j’avais.

Aujourd’hui, grâce à cette transition capillaire vers le naturel, je pense pouvoir dire que j’en fais à peu près ce que je veux. En fonction de la manière dont je vais les sécher, je vais pouvoir les avoir plus ou moins raides à ondulés, volumineux, ou pas.

Parfois, j’en viens même à regretter mes jolies boucles. Mes cheveux n’étaient pas si mal que ça finalement. C’était juste moi qui ne savait pas comment m’en occuper.

Depuis que ma routine 100% naturelle est installée, je ne me suis jamais occupée aussi peu de mes cheveux. Ils ont désormais peu de besoins. Je leur apporte ce qu’il faut, quand c’est nécessaire, ni plus ni moins. Un gain considérable de liberté, de temps et d’argent…

Après en avoir beaucoup parlé autour de moi et avoir lu pas mal de témoignages sur le sujet, je me suis rendue compte que finalement, quel que soit leur type, à l'état naturel, nos cheveux sont beaux. Il suffit de miser sur les bons soins, les gestes optimaux et une hygiène de vie appropriée. Depuis que ce blog existe, je me suis aperçue que les billets les plus lus et les plus commentés étaient ceux sur les soins capillaire. Le cheveu fascine visiblement et j'ai l'impression que très peu sont réellement satisfaites de leur masse capillaire ! 

En me basant sur mon expérience, j'ai voulu centraliser tout mon savoir au travers d'un guide pour t'aider à concevoir ta routine naturelle sur-mesure afin que tu puisses toi aussi, te réconcilier enfin avec ta tignasse et gagner du temps le matin !

Au fil de ta lecture, le guide te posera des questions précises dans le but de t'inciter à mener tes propres réflexions et ainsi savoir où le bas blesse dans ta routine actuelle et ce qu'il est opportun de changer. Ce "coach", t'invitera également à passer à l'action, au travers de recettes cosmétiques simples et accessibles, illustrées en vidéo pour certaines.

Que tu souhaites toi aussi faire une transition capillaire vers le naturel ou que tu aies déjà un pied bien ancré dedans mais que tu n'arrives pas à enrayer certaines problématiques, ce guide pourrait éventuellement t'interesser !

 

Puis si tu as envie toi aussi de nous partager ton expérience, exprime-toi donc dans les commentaires pour enrichir ce billet de ton expérience !

La Bise,

Marie

Commentaires

Twig

Bonjour Mémé ! J’ai lu ton article avec attention…Comme pour beaucoup d’autres de tes articles d’ailleurs. Je lisais dans l’ombre la plupart du temps, en souriant sur ta manière d’écrire, mais là j’ai besoin d’écrire… Désolée par avance du long message.

Je suis nouvelle dans le low poo et je découvre beaucoup… Te lire est donc bien intéressant !

Pour ma part j’ai commencé à supprimer les silicones de ma routine depuis février. Au départ, avec mon nouveau shampooing tout se passer nickel, j’étais surprise de ne pas connaître de « période de transition » ni rien. Puis, après maintes semaines d’utilisation, j’ai commencé à expérimenter quelque chose de bien étrange… Les cheveux poisseux ! Je ne comprenais pas d’où ça venait, d’autant plus que c’était assez soudain.. L’arrière de mon crâne restait sale avec des résidus blancs.. Je me dis que c’était peut-être le silicone qui partait.
Ensuite j’ai entrepris de changer de shampooing car j’ai appris à mieux regarder les compo de mes produits et j’ai donc vu que mon shampoo contenait une alternative aux silicones, le polyquaternium. J’étais po contente moué !
Donc voilà, j’alterne actuellement avec deux shampooings. Un clean sans sulfates ni silicones, ni dérivés, et un autre un peu plus « fort » avec une compo clean mais avec du sodium coco sulfate.
J’ai rajouté ce dernier car le premier sans sulfate avait encore tendance à me laisser les cheveux poisseux (phénomène dur à comprendre qui m’arrive encore de temps à autre, malgré un bon rinçage).

Mais maintenant, j’ai un nouveau problème et j’ai vraiment besoin de conseils…

En effet, plus je m’enfonce dans cette nouvelle routine, plus mon cuir chevelu se sensibilise. Je découvre un problème que je n’ai jamais eu : démangeaison et irritation du cuir chevelu.
Je ne comprends pas… Peut-être que sans silicones mon cuir chevelu mis à nu ne supporte même plus les tensio-actifs doux?
Je dois tout d’abord essayer de rajouter du vinaigre de cidre à ma routine ainsi que faire des masques à l’argile blanche de temps en temps pour équilibrer le PH et absorber le surplus de soin dans mes cheveux.
Mais si ça ne fonctionne pas, je suis vraiment perdue ! Peut-être que la compo clean de mes shampoo ne l’est pas assez… Je vais peut-être devoir abandonner le sodium coco sulfate présent dans l’un et le Cocoamidopropyl Betaine présent dans l’autre. Je vois pas ce que ça pourrait être d’autre à part ces deux là…
Que penses-tu de la base lavante de Aroma-zone ? Ou de leur shampoing neutre ? Ou encore le gel moussant neutre de Centifolia ?
J’ai vraiment besoin d’aide ! 🙁
Merci par avance de ton attention, désolée pour le pavé…

Mémé

Coucou Twig !

Ravie de te voir sortir de l’ombre, ça fait plaisir ^^.
Je pense que ton cuir-chevelu ne sait plus bien où il en est. Alterner du clean et du moins clean est contre-productif. Je ne te jette pas la pierre, c’est ce que je faisais également au tout début… Je dis ça, parce que j’ai le recul nécessaire ^^.
Ce que je conseille lors d’une transition, et j’en parle dans mon livre numérique d’ailleurs, c’est de passer directement aux poudres végétales riches en saponines, donc aux shampoings-pâte. Tu n’as aucun tensioactifs dedans, et c’est beaucoup plus doux. Après, je ne pourrais te conseiller davantage, les facteurs du problème peuvent être nombreux, externes (mauvaises habitudes au niveau de l’application des soins, du rinçage etc) ou internes (propres à ton organisme).
Et pour répondre plus précisément à ta question au sujet des bases lavantes, c’est une alternative certes, mais qui pour m’a part ne m’a jamais convenu. Je trouvais ça trop décapants (même naturelles et bio-soient-elle), et j’avais constamment les cheveux qui crissaient après le rinçage.

J’espère avoir pu t’aider un minimum…

Calvo

Bonjour mémé j’ai une question à propos du livre on m’en revois que par mail? Ou on reçois un exemplaire à notre domicile ?

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